... et que ça a été dur...

Cela faisait plusieurs mois que j'y pensais. Mais je m'y connectais quotidiennement, plusieurs fois par jour, avec le même constat: 

les gens publient de la M...

Parce que sur le fil d'actualité, j'avais droit, aux eternelles photos des enfants de mes amis du primaire, que j'étais, certes ravie de retrouver quand  je me suis inscrite sur facebook, mais au fil des mois je m'étais vite aperçue que nos chemins étaient bien différents, et que chouette je savais ce qu'ils étaient devenus, mais ça me faisait une belle paire de jambes... 

J'avais droit à l'humilité de mes anciens camarades de promo, qui balançaient les photos de leurs magnifiques maisons chateaux en construction, qui partageaient les perles de leurs patients, et qui exposaient leur chiffre d'affaire...

J'avais droit aux propos déplacés et immoraux de gens que je n'avais croisés qu'une ou deux fois en soirée...

Et le phénomène s'aggravait de semaine en semaine.

Et pourtant, je n'arrivais pas à me descotcher. Parce que sans facebook, je n'aurais certainement pas retrouvé la complicité qui nous unissait, ma meilleure amie du lycée et moi. Je me serais privée de fou rires, sport, repas, films, de cette amitié qui donne de la chaleur a certaines semaines. Parce que sans facebook, et nos conversations décousues, hystériques et hilarantes entre copines, certaines ennuyeuses anamnèses m'auraient assomée. Parce que sans facebook, je n'aurais certainement jamais retrouvé monsieur Jo, donc je ne serais pas en Alsace, donc je n'aurais pas mon agenda plein, donc je ne serais pas mariée, donc je ne serais pas amoureuse, donc je ne serais pas comblée, donc je ne serais pas heureuse. 

Parce que facebook, a malgrè tout joué son rôle de réseau social, pendant une période de ma vie peu équilibrée et peut être que facebook a été ma bouée en me reconnectant aux personnes essentielles de ma vie. 

Alors oui ça a été dur de quitter facebook, et comme un sparadra, il a fallu que quelqu'un l'arrache à ma place...si je dois admettre, qu'il y a un petit vide dans ma vie, le matin pendant le petit déjeuner, ou le soir en attendant monsieur Jo, mais ça va je survie, comme j'ai survécu à l'annonce de la fin de msn. Parce que oui, msn aussi a été essentiel à ma situation actuelle, parce que sans msn, pas de longues discussions avec monsieur Jo boutonneu-lunetteu-appareilleu...